Entreprendre en Thaïlande : clarifier votre projet avant de vous lancer
Créer une activité en Thaïlande demande plus qu’une bonne idée : il faut comprendre les restrictions pour les étrangers, le bon cadre de séjour, les coûts fixes, le work permit et la vraie logique du projet.
Michel — fondateur de ThaïGuide
Installé en Thaïlande depuis plus de 10 ans. J’ai créé ce guide pour partager les vraies étapes de l’installation — sans les erreurs coûteuses.
En savoir plus sur mon parcoursEntreprendre en Thaïlande ne se résume pas à créer une société
En Thaïlande, un étranger ne peut pas improviser une activité commerciale sans cadre clair : selon le projet, il faut tenir compte de la structure juridique, des restrictions aux étrangers, du visa adapté et du permis de travail. Le bon montage dépend entièrement de votre type d’activité, de votre horizon et de votre capital disponible.
- Comprendre si votre activité est ouverte aux étrangers ou soumise à restriction.
- Identifier la structure adaptée : Limited Company, BOI, LTR, freelance ou portage.
- Savoir ce que le work permit implique vraiment en capital et en obligations continues.
- Anticiper les coûts fixes réels : comptabilité, sécurité sociale, domiciliation, TVA.
- Comprendre la différence entre travailler légalement et travailler sans risque immédiat.
- Savoir quel visa est réellement adapté à votre type de projet et votre calendrier.
- Éviter les erreurs classiques liées au capital minimum, aux actionnaires fantômes et aux licences manquantes.
- Clarifier votre projet avant de dépenser en frais d’avocat ou de comptable.
Cette page pose les grands repères. Un formulaire permet ensuite de mieux cerner votre profil pour vous orienter vers un contenu Prémium plus utile et plus ciblé selon votre type de projet, votre niveau et votre horizon.
Les trois grandes logiques de l’entrepreneuriat étranger en Thaïlande
Il n’y a pas une seule manière d’entreprendre en Thaïlande. La bonne logique dépend de votre activité, de votre capital et de votre rapport à la résidence locale.
Créer une société locale
Une société thaïe classique (Limited Company) peut convenir à de nombreux projets, mais il faut vérifier si l’activité est ouverte aux étrangers, si une licence spéciale est nécessaire, et si l’équilibre capital / actionnaires / permis de travail est réaliste pour votre cas.
Visa et work permit
Pour travailler légalement en Thaïlande, un étranger doit en principe disposer d’un visa Non-Immigrant B et d’un work permit lié à une entité enregistrée, sauf cas particuliers (LTR, BOI, freelance à distance). Le travail ne doit pas commencer avant la délivrance du permis.
Coûts et contraintes
Beaucoup de projets échouent parce que les coûts fixes et les obligations continues sont sous-estimés : comptabilité mensuelle, sécurité sociale, TVA éventuelle, domiciliation, renouvellements annuels et mise en conformité permanente.
Quelques points à garder en tête avant d’avancer
Ce sont les points que beaucoup d’entrepreneurs étrangers découvrent trop tard — après avoir déjà engagé des dépenses.
- Une activité autorisée en apparence peut être restreinte aux étrangers selon le secteur (Foreign Business Act).
- Le visa de séjour ne donne pas automatiquement le droit de travailler ou de signer des contrats commerciaux.
- Les obligations comptables et sociales continuent même quand l’activité démarre lentement ou ne génère pas encore de revenu.
- Un actionnaire thaïlandais « fantôme » expose la société à des risques légaux sérieux en cas de contrôle.
- Le besoin réel d’une société thaïlandaise, versus une structure plus souple (LTR, BOI, portage, freelance à distance).
- Le niveau de capital réellement nécessaire pour votre projet et vos permis de travail (souvent 2 M THB par permis).
- La cohérence entre votre activité, votre calendrier, votre budget et votre statut de séjour futur.
- La disponibilité d’une licence sectorielle pour votre domaine d’activité spécifique.
Clarifier votre projet entrepreneurial avant de vous engager dans des frais
Le vrai risque n’est pas de manquer d’ambition — c’est de choisir la mauvaise structure, de sous-estimer les obligations légales ou de démarrer sans visa adapté. Ces erreurs coûtent du temps, de l’argent et parfois le projet entier.
Cette page sert à poser le bon cadre de réflexion avant d’aller vers un contenu plus détaillé et plus ciblé selon votre activité, votre capital et votre horizon réel.
- Les 3 grandes logiques de l’entrepreneuriat étranger en Thaïlande.
- Les points que les étrangers oublient le plus souvent.
- Ce qui mérite une vraie vérification avant de se lancer.
- Une première orientation selon votre profil et votre projet.
- Un accès au contenu Prémium pour éviter les erreurs coûteuses.
Questions fréquentes sur l’entrepreneuriat en Thaïlande
Oui, mais selon l’activité, la part étrangère, le besoin de work permit et les restrictions sectorielles, la structure peut devenir plus complexe qu’une simple création de société standard. Certaines activités sont totalement fermées aux étrangers, d’autres nécessitent une licence spéciale ou une structure BOI.
En pratique, ce seuil revient très souvent lorsqu’une société doit sponsoriser un permis de travail pour un étranger. Le besoin exact dépend du montage, de l’activité et du nombre de permis visés. Certaines structures (BOI, LTR) permettent de s’en affranchir partiellement.
Non pour le travail local ou pour gérer une société thaïlandaise. Le DTV permet le télétravail pour des clients étrangers, mais ne couvre pas une activité commerciale locale. Travailler légalement en Thaïlande implique un visa Non-Immigrant B et un work permit dans la quasi-totalité des cas.
Il sert à transformer cette vue générale en une lecture structurée de votre propre profil, avec des modules affichés selon votre type de projet, votre capital disponible, votre horizon et votre niveau actuel. Structure recommandée, démarches détaillées, budget réel, visa/work permit et pièges spécifiques à votre cas.
Un actionnaire nominal est un Thaïlandais qui détient des parts d’une société étrangère en son nom mais sans investissement réel, pour contourner les restrictions du Foreign Business Act. Cette pratique est illégale si elle vise à dissimuler un contrôle étranger. En cas de contrôle, la société peut être dissoute et les actifs confisqués.
La Liste 3 du Foreign Business Act inclut notamment la restauration, le commerce de détail, certains types de services et l’immobilier. La Liste 2 inclut des activités nécessitant une licence spéciale. Certaines activités restent accessibles via une structure BOI ou LTR avec des conditions spécifiques.
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