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Travailler en freelance en Thaïlande légalement : quelle structure choisir en 2026 ?
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Travailler en freelance en Thaïlande légalement : quelle structure choisir en 2026 ?

12/05/2026 · 4 min de lecture

Travailler en indépendant depuis la Thaïlande soulève une question fondamentale que beaucoup évitent de poser : quelle structure juridique mettre en place pour être réellement en règle ? Je connais bien le sujet puisque mon activité professionnelle est en France, et que j’ai dû moi-même me poser ces questions au moment d’obtenir mon DTV. La réponse n’est pas la même pour tout le monde — voici les options réelles.

La réalité du freelance sans aucune structure

Exercer une activité rémunérée en Thaïlande sans structure légale ni work permit est illégal — même si tous vos clients sont basés à l’étranger. Cette règle est fréquemment ignorée par les freelances qui « travaillent dans leur appartement » sans facturer d’entreprise thaïlandaise. En pratique, les contrôles sont rares. Mais le risque juridique existe. Je ne dis pas que tout le monde se fait attraper — je dis qu’il faut savoir dans quelle situation on est, et assumer ce choix en connaissance de cause.

Option 1 : Thai Limited Company + Work Permit

Créer une Thai Limited Company vous permet d’obtenir un visa Non-Immigrant B puis un work permit à votre nom. C’est la solution la plus solide juridiquement pour les freelances qui exercent durablement.

Contraintes à connaître :

  • Capital minimum recommandé : 2 millions THB pour l’obtention d’un work permit
  • Obligation d’avoir des associés thaïlandais représentant au moins 51 % du capital (Foreign Business Act)
  • Comptabilité mensuelle obligatoire avec un expert-comptable agréé
  • Coût de création via un cabinet : 30 000 – 80 000 THB, plus 15 000 – 30 000 THB/mois de gestion

À envisager si votre activité génère plus de 3 000 – 4 000 EUR/mois et que vous avez l’intention de rester durablement.

Option 2 : DTV — pour les clients 100 % étrangers

Le Destination Thailand Visa (DTV) est l’alternative que j’ai choisie. Il est valable pour les freelances dont l’intégralité des clients est basée hors de Thaïlande. Il n’exige pas de work permit et autorise légalement le télétravail pour des entités étrangères. Coût : 10 000 THB, valable 5 ans avec entrées de 180 jours.

Limite absolue : vous ne pouvez pas facturer des clients thaïlandais, exercer une activité physique en Thaïlande, ni vous présenter comme prestataire actif sur le marché local. Si votre activité reste 100 % étrangère, c’est la solution la plus simple et la plus économique.

Option 3 : LTR Work From Thailand

Le visa Long-Term Resident dans la catégorie « Work From Thailand » inclut un digital work permit simplifié. Mais il nécessite de justifier d’au moins 80 000 USD de revenus annuels et d’un employeur étranger établi. Accessible à peu de freelances indépendants — c’est le visa des cadres supérieurs, pas du freelance moyen.

Option 4 : Portage salarial

Certaines sociétés de portage salarial opèrent en Thaïlande. Elles vous emploient formellement, obtiennent un work permit en leur nom et vous permettent de facturer vos missions sous leur structure. Avantage : pas de société à créer. Coût : généralement 10 – 15 % des revenus bruts en frais de gestion.

Comment choisir

  • Clients 100 % étrangers, budget limité, séjour souple : DTV
  • Activité durable, revenus stables, envie de s’installer durablement : Thai Limited + work permit
  • Missions ponctuelles ou transition : portage salarial

FAQ : Freelance légal en Thaïlande — structure 2026

Peut-on travailler en freelance légalement en Thaïlande en tant qu’étranger ?

Non sans work permit. Tout travail rémunéré sur le sol thaïlandais nécessite un work permit, même pour une activité en ligne pour des clients étrangers. La solution légale est soit le visa DTV (si le travail est 100% pour des entités hors Thaïlande), soit la création d’une structure juridique avec work permit associé.

Quelle structure juridique est recommandée pour un freelance étranger en Thaïlande ?

La Thai Limited Company (avec au moins 3 actionnaires dont 51% thaïlandais) est la structure la plus courante. Elle permet d’obtenir un work permit, d’ouvrir un compte bancaire professionnel et de facturer légalement. Des solutions BOI permettent une propriété étrangère à 100% dans certains secteurs éligibles.

Combien coûte la création d’une société en Thaïlande pour un freelance ?

Comptez entre 15 000 et 40 000 THB pour la création via un cabinet juridique local (enregistrement au DBD). Les frais récurrents (comptabilité, audit annuel obligatoire) s’ajoutent : 15 000 à 30 000 THB par an selon la taille de l’activité.

Faut-il un comptable en Thaïlande pour gérer sa société de freelance ?

Oui, la loi thaïlandaise oblige toute société enregistrée à tenir une comptabilité et à faire auditer ses comptes annuellement par un auditeur agréé (CPA). Un comptable local partenaire est indispensable — les cabinets comme Sunbelt Asia ou MSNA Group sont réputés pour les petites structures expat.

Le revenu d’une activité freelance déclarée en Thaïlande est-il imposé ?

Oui, l’impôt sur les sociétés (CIT) est de 20% en Thaïlande. Pour les petites structures (capital inférieur à 5M THB, revenus inférieurs à 30M THB), des taux réduits s’appliquent : 0% jusqu’à 300 000 THB de bénéfice, 15% jusqu’à 3M THB, 20% au-delà.

Pour en savoir plus sur la création d’entreprise en Thaïlande, consultez la page Entreprendre en Thaïlande. Pour comprendre les options de visa compatibles, voir la page Visas Thaïlande et la section Télétravail légal.

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